CQFD #02 : la semeuse camée 10c

CQFD est une abréviation qui veut dire « Ce Qu’il Fallait Démontrer » et qui conclue souvent une démonstration mathématique. Mais ici, l’internaute Fabrou nous propose une autre définition un peu moins francisée : « Comment Qu’on Fait Donc ? » Mais nous ne chipoterons pas sur cette définition pour nous concentrer sur les vidéos qu’il propose et qui sont très pertinentes.

A découvrir dans ce numéro 2 :
comment reconnaitre les faux amis de la semeuse camée ?

 

La saga de la rentrée : les Oubliés de Saint Paul #2

PHILAPOSTEL Bretagne vous propose de vous conter en 4 épisodes cette tragique aventure qui, bien qu’ayant fortement marqué l’histoire des TAAF, reste souvent méconnue du grand public. C’est après avoir recueilli et regroupé divers documents et informations sur le sujet (voir les sources en fin d’article) que je suis en mesure de vous la présenter aujourd’hui.

« Les oubliés de Saint-Paul », c’est ainsi qu’ont été appelés les gardiens de la « Langouste Française », qui devaient veiller à l’entretien des installations pêchières durant l’hiver austral de 1930, sur l’île aux langoustes, un cratère volcanique redoutable, solitaire et sauvage, émergé entre la Réunion et l’Australie.

carte Saint Paul IGN 1Leur destin est symptomatique de la colonisation chaotique des îles australes par la France, depuis que Yves-Joseph de Kerguelen a crû y découvrir le continent d’El Dorado qu’espérait Louis XV.

Raconter le drame qui s’est noué dans cette île Saint-Paul permet à Daniel Floch, journaliste à Ouest-France, d’évoquer l’histoire de ces îles de la Désolation, les Kerguelen, mais aussi Crozet, Saint-Paul bien sûr, ainsi qu’Amsterdam.

Leur épopée humaine est brève, résumée à de multiples naufrages, aux espoirs, excès et erreurs de la pêche australe, puis désormais aux campements scientifiques, les seuls finalement qui savent s’y maintenir, avec le souci de composer avec une nature démesurément inhospitalière.

Île_Saint_Paul2

Une nature démesurément inhospitalière

Le journaliste Floch le fait avec un soin documentaire peu lyrique et le moins d’extrapolations romanesques possibles. Le récit n’en est pas aride pour autant. S’il ne prétend pas accomplir un exploit littéraire, il rend compte de façon alerte et sensible des histoires qui serrent le cœur des gens de mer, ou de ceux, parfois les mêmes, qu’émeuvent les tragédies humaines, ou qu’indignent les injustices sociales.

A Saint-Paul, l’armateur havrais Bossière détient la concession de pêche des langoustes qui y pullulent. Étonnant entrepreneur, pionnier, aventurier, il croit dans le potentiel des terres australes, et malgré les nombreux épisodes tragiques qui ont précédé son entreprise, son projet d’y installer une activité industrielle de pêche prend forme en 1928. La langouste y est pêchée, décortiquée, et mise en boite.

Des dizaines de Bretons sont recrutés à force de promesses de confort sur place et de richesses au retour. Mais leurs rêves se dissipent dès la traversée, dans leur vieux navire où on les exploite déjà, et qui approche des eaux froides du sud, puis se fracassent sur la réalité d’une île hostile où tout est à construire, dans des conditions pénibles. Beaucoup reviennent amers de cette première campagne.

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L’usine langoustière

Pourtant à la saison suivante, il se trouve à nouveau des volontaires pour changer de vie, et espérer ramener de cette opération suffisamment d’argent et se sortir de la misère. Bossière a obtenu en plus cette fois le droit de recruter des Malgaches, encore moins coûteux, et des femmes.

Habitation_pecheur

Habitation de pêcheur

La pêche est aussi miraculeuse qu’on le prédisait ; les conditions de vie sur l’île bien moins belles qu’il ne l’avait été promis en revanche. Or quand s’est approché l’hiver austral, la campagne de pêche a pris fin, l’essentiel des pêcheurs est remonté sur le bateau qui va les ramener au pays, mais, contrairement à l’année précédente, il est demandé des volontaires pour rester sur place et veiller sur les installations jusqu’à la saison suivante. Nous sommes en mars. Un bateau devra repasser en mai pour ravitailler les gardiens, et d’autres encore, avant la prochaine campagne.

Six Bretons et un Malgache se déclarent prêts pour cette mission : le couple Brunou, Louise et Victor, François Ramamonzi, Emmanuel Puloc’h, Julien Le Huludut, Pierre Quivillic et Louis Herlédan.

Il faut citer le nom de ces jeunes victimes (Louise en est la doyenne du haut de ses trente-deux ans). Ce ne sont pas des personnages de roman. Ces gens ont existé, souffert, et pour quatre d’entre eux, sont morts, du fait de l’inconséquence d’un armateur, de son adjoint, d’un recruteur-contremaître, des actionnaires et des banquiers de la « Langouste Française ». Le livre ne cherche pas le suspens : on sait que la promesse de ravitaillement ne sera pas tenue, que les sept langoustiers vont rester des mois sur Saint-Paul, oubliés de tous, et y désespérer, alors que les symptômes du scorbut leur annoncent une issue fatale.

Il y a d’abord eu cinq morts parmi les prisonniers de cette île sans végétation cultivable : François, Emmanuel et Victor, foudroyés par le scorbut ; Paule, le bébé de Louise et Victor, qui n’a survécu que deux mois ; et Pierre, perdu en mer sans que l’on sache si la houle l’a fait chavirer accidentellement ou, comme l’ont ensuite relaté des journaux de l’époque, s’il a mis lui-même un terme à une mort lente et qui lui paraissait – à tort finalement – inévitable.
Rappelons aussi que des bergers, Normands eux, sont morts au même moment aux Kerguelen, dans l’indifférence en regard du scandale que provoquera le supplice des « Oubliés de Saint-Paul ».

OubliesStPaul_livreSouvenons-nous enfin que le navire qui est revenu sur l’île pour la nouvelle saison a certes sauvé Louise, Julien et Louis, mais aussi apporté un contingent d’ouvriers malgaches dont plus de trente vont bientôt crever du béribéri.

En métropole, les suites judiciaires scelleront certes le sort des pêcheries Bossière, mais elles aboutiront à des procès indignes, statuant sur des indemnités dérisoires et inéquitables, qui ne seront en outre jamais versées aux Bretons survivants ; ne parlons pas des victimes malgaches … ou simplement de Pierre Quivillic, dont la mort ne pouvait être de la responsabilité de la « Langouste Française »…

Les victimes deviennent coupables de leur sort, aggravé par la méconnaissance des carences dont ils ont souffert, et qui auraient peut-être pu être évitées si…

Mais était-il responsable de laisser sans médecin une telle troupe sur l’île ? Comment a-t-on pu leur promettre de passer en mai pour mieux les convaincre d’accepter la mission, puis les livrer à eux-mêmes neuf mois durant, dans le vent dévastateur et glacial de l’hiver austral ?

C’était au tiers du XXe siècle. Et c’était aussi cela la France d’alors.

A suivre : le navire ravitailleur « Ile Saint Paul » dès jeudi prochain !
Voir aussi : le récit du Télégramme

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Article élaboré à partir d’informations et de documents de :

La saga de la rentrée : les Oubliés de Saint Paul #1

PHILAPOSTEL Bretagne vous propose de vous conter en 4 épisodes cette tragique aventure qui, bien qu’ayant fortement marqué l’histoire des TAAF, reste souvent méconnue du grand public. C’est après avoir recueilli et regroupé divers documents et informations sur le sujet (voir les sources en fin d’article) que je suis en mesure de vous la présenter aujourd’hui.

Mais plantons tout d’abord le décor …

L’île Saint-Paul est une île française située dans le sud de l’océan Indien. Elle forme avec l’île d’Amsterdam, 85 km plus au nord, le district des îles Saint-Paul et Nouvelle-Amsterdam, l’un des cinq districts des Terres australes et antarctiques françaises (les quatre autres sont les îles Crozet, les îles Kerguelen, la Terre Adélie et les îles Éparses).

L’île Saint-Paul n’a qu’une superficie de 8 km2 pour une longueur maximale de 5 km. Île rocheuse et désertique, c’est la partie émergée d’un ancien volcan, composée d’un grand cratère central qui s’est effondré et où la mer a pénétré par une passe peu profonde (2 à 3 m) délimitée par deux jetées naturelles de blocs rocheux.

 SaintPaul_Carte     StPaul_Carte

René Emile (5 février 1857 – 11 janvier 1941) et Henry Emile (25 juin 1859 – 11 juillet 1941) Bossière ont évolué dans l’univers havrais de l’armement et du négoce national. Les deux frères manquent de capitaux mais ont pour ambition de coloniser les îles australes françaises constituées de l’archipel des Kerguelen, des îles Saint Paul et Amsterdam.

La première demande de concession adressée au Ministère des Colonies date d’avril 1893.
L’état français trouve dans leurs projets une chance inavouée d’occuper ses terres qu’il revendique. C’est le 31 juillet 1893 qu’ils obtiennent la concession des Kerguelen pour une durée de cinquante ans. Profitant de ce premier succès, ils demandent l’autorisation d’exploiter les îles Saint Paul et Amsterdam.

Timbre_SaintPaulEn octobre 1894, les frères Bossière créent leur première société au Havre,  » Emile Bossière fils « , dont l’objet est l’exploitation des Iles Kerguelen. Ils n’arrivent toujours pas à obtenir d’aides financières du gouvernement. Malgré tout, ils se lancent dans l’achat de leur premier navire qui doit les conduire en Amérique du Sud où ils se procureront des moutons pour lancer leur projet d’élevage. Ils vivent leur premier échec : un contentieux étant né entre le capitaine du navire et les frères Bossière, le bateau est vendu en 1896 et la cargaison en 1898 au Brésil.

Malgré cette infortune, le Ministre des Colonies nomme par arrêté du 26 mars 1896 René Bossière Résident de France et permet donc la fabrication de cachets postaux.

phila action St paul 18-11-2013 3L’argent n’est toujours pas au rendez-vous et Henry, en novembre 1900, projette de créer une nouvelle société ouverte à d’autres actionnaires. L’objet de La Compagnie des Iles Kerguelen est « l’exploitation des Iles de Kerguelen, notamment la création de tous établissements d’élevage, de pêcherie, et, d’une manière générale, l’exploitation des produits et richesses naturelles du sol ».

Cette nouvelle démarche est suivie également de nombreux échecs.

L’état, en 1924, reproche aux frères Bossière leur négligence. Ainsi il leur est demandé de reprendre les choses en main et d’exploiter les richesses des trois îles avec une participation française plus prononcée.
Le 21 novembre 1924, les îles australes françaises ainsi que la Terre Adélie sont rattachées au Gouvernement de Madagascar, faisant perdre à Henry Bossière son titre de Résident de France.

Les frères Bossière créent en février 1925 la filiale Société Anonyme « les Pêches Australes », ainsi que « Les Pêcheries de Kerguelen » (dépeçage de baleine, éléphant de mer, phoque ainsi que l’élevage de moutons).

En août 1928 la filiale « La langouste française » (mise en conserve de langoustes) est créée, sous la pression de l’Etat et son intérêt de voir exploiter les réserves de langoustes des zones côtières des îles Saint Paul et Amsterdam.

Trois campagnes de chasse sont effectuées dans l’archipel ainsi qu’un essai de pêche à la langouste sur les côtes de l’Ile Saint Paul. La première campagne ne paye pas les investissements engagés dans la création de la conserverie de langouste sur l’île Saint Paul.

Mais l’usine et les essais réalisés par les trente Bretons séjournant lors de la première campagne sont encourageants. La deuxième campagne confirme la première expérience et donne ses premiers bénéfices à la filiale.

Île_Saint_PaulNous verrons que malheureusement cette deuxième campagne se terminera tragiquement et marquera la fin des expéditions des frères Bossière.

A suivre : la tragédie des « Oubliés de Saint Paul » dès demain !

Article élaboré à partir d’informations et de documents de :

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Décalage : les PTT à la fin du 19è siècle #14

Dans cette même chronique #12 du 10 août dernier, le Bulletin hebdomadaire des PTT envisageait, après une très sérieuse étude, la possibilité de faire figurer sur les cachets d’oblitération, l‘indication de l’heure de la levée du courrier.

Dans le numéro du 24 mars 1898, pas moins de trois pages sont à nouveau consacrées à ce sujet, avec en partie cette déclaration :

« Dans un précédent article, nous faisions remarquer que l’indication de l’heure de la levée dans les timbres à date, nécessiterait 3 blocs : heure, minutes, initiale m ou s (matin ou soir). En fait, il serait facile de supprimer cette dernière indication : il suffirait de compter les heures de 1 à 24« .  Bon sang, mais c’est bien sûr !

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En fait, ce qui nous apparait aujourd’hui comme désuet voire futile, était une vraie question en 1898 ! C’est Laplace qui, en 1798 (soit 100 ans avant l’époque), adopta dans son Système du Monde, la division du jour en 10 heures, et la mit en application peu de temps après en France. Cette division fut ensuite adoptée dans beaucoup de pays à travers le Monde. Elle fut abandonnée avec le Congrès International de Paris en 1900, qui valida la notation des heures de 1 à 24 … mais avec une division de l’heure en 100 grades ! Ce n’est que plus tard encore qu’une heure sera finalement divisée en 60 minutes.

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C’est la rentrée !! (suite)

C’est la rentrée !! Philapostel Bretagne vous propose à partir d’aujourd’hui deux nouvelles chroniques qui viendront désormais agrémenter vos mercredis. En effet, vous retrouverez désormais en alternance :

Multicollection : focus sur une collection particulière avec son nom quelquefois bizarre, sa description, ses principes de classement ou de référencement, quelques chiffres et liens utiles, …

Célèbres et collectionneurs  : qui sont-ils ? qu’amassent-ils ? Pourquoi ?

Quatre « chroniques maison » différentes : c’est ce que les internautes fidèles de Philapostel Bretagne pourront donc lire dès ce mois de septembre en exclusivité mondiale ! Si vous n’êtes pas encore abonné à notre blog, faites-le sans tarder pour être sûr de ne rien louper (sur la droite de la page d’accueil, entrez votre adresse mail en dessous de « suivre ce blog »), et rendez-vous mercredi 10 septembre … avec mon chanteur préféré … dont le prénom commence comme le nom de notre association !

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C’est la rentrée !!

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C’est la rentrée et vous ne savez pas comment occuper vos journées ? Heureusement PHILAPOSTEL Bretagne est là et vous prodigue quelques conseils :

– Tout d’abord, c’est la rentrée également pour notre association préférée, et pour ses réunions mensuelles chaque 2ème jeudi du mois. Rendez-vous donc Jeudi 11 septembre à 18h30, et dès 15h30 pour des échanges entre collectionneurs. Et dites le autour de vous : cette première réunion est ouverte à toutes les personnes intéressées !

– Avant cela, rendez visite aux bénévoles de PHILAPOSTEL Bretagne qui seront présent sur les forums des associations (voir article d’hier)

Faites le tri de vos doubles ou vieux timbres, et apportez à la réunion les timbres que vous ne souhaitez pas conserver si vous en avez : j’ai commencé une enveloppe pour le Philathon qui saura s’en servir pour une bonne cause !

Relisez les articles de votre site préféré, en particulier les chroniques, et donnez nous votre avis en laissant des commentaires

– profitez-en pour aller visiter d’autres sites philatéliques ou multicollection : une quinzaine de nouveaux sites a été recensée dernièrement dans notre page « Liens multicollection« 

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Les collections les plus prisées

Quelle est la valeur d’un objet ? C’est une question que se posent souvent les collectionneurs ou ceux qui ont découvert un « trésor » dans leur grenier. Les objets de collection ont du succès dans les ventes aux enchères, mais il faut respecter certains critères avant de jeter son dévolu sur l’un ou l’autre.

Fin juin, une édition en noir et blanc de l’album des aventures de Tintin « L’oreille Cassée » a trouvé acquéreur pour 24.800 euros lors d’une vente publique organisée à Bruxelles. Et c’est loin d’être un record pour une œuvre d’Hergé. Un mois plus tôt, une planche de Tintin dessinée en 1937 s’est vendue aux enchères pour 2,518 millions d’euros. « Ces dix dernières années, il n’y a pas que l’art traditionnel qui ait atteint ces prix astronomiques », explique Patrick Van der Vorst, expert en art et fondateur du site d’estimation Value My Stuff. « De nombreuses catégories d’objets se vendent particulièrement bien. »

Oreille_casseeLe marché des objets de collection a vu le jour à la fin des années 60’, lorsque les gens ont commencé à collectionner des jouets, des souvenirs sportifs et autres témoins du passé. « Mais tous les objets de collection qui étaient populaires dans le passé n’ont pas conservé le même attrait », explique Van der Vorst. Les vieilles poupées et les cartes de baseball par exemple, n’ont plus la cote.

Avec l’été fleurissent les brocantes. Peut-être avez-vous décidé de vider le grenier de vos grands-parents? La probabilité que vous y dénichiez un véritable trésor est assez faible. « Mais ceux qui collectionnent des objets qui les intéressent réellement, peuvent se constituer une collection de valeur. À terme, cela peut aussi se révéler un excellent investissement, poursuit Van der Vorst. Ne collectionnez que ce que vous aimez et ne laissez pas guider pas les modes. Une bonne collection ne se construit que sur base de vos préférences personnelles, que vous collectionniez par pur plaisir ou dans une optique d’investissement ».

C’est d’ailleurs la devise de Philapostel Bretagne : Collectionnez comme vous aimez !

Suite de l’article très complet de l’Echo.be …

CQFD #01 : les émissions de Bordeaux

CQFD est une abréviation qui veut dire « Ce Qu’il Fallait Démontrer » et qui conclue souvent une démonstration mathématique. Mais ici, l’internaute Fabrou nous propose une autre définition un peu moins francisée : « Comment Qu’on Fait Donc ? » Mais nous ne chipoterons pas sur cette définition pour nous concentrer sur les vidéos qu’il propose et qui sont très pertinentes.

A découvrir dans ce premier numéro :
Comment reconnaitre les émissions de Bordeaux ?

Rendez-vous aux alentours du 15 de chaque mois pour la suite …
et merci  à Daniel pour m’avoir signalé cette pépite !

Balade sur la Planète Timbres

Vous lisez le 200ème article de Philapostel Bretagne … Vous lisez le 200ème article de

Samedi 21 juin, grand ciel bleu sur Rennes, 1er jour de l’été, Fête de la musique : autant d’occasions pour rester dans ma belle Bretagne. Et pourtant, Philapostel Bretagne, ne reculant devant aucun sacrifice, a choisi cette belle journée pour dépêcher son meilleur reporter à la Capitale, afin de ramener quelques infos de la manifestation philatélique de l’année, le Salon Planète Timbres 2014.

C’est donc dès potron-minet, bravant les derniers soubresauts de la grève SNCF, que je me présente à la gare pour prendre le 6h57 pour Paris (quand je vous dis qu’on ne recule devant aucun sacrifice 🙂 ). Le train part et arrive à l’heure (comme toujours diraient les cheminots). Première surprise en arrivant à Vincennes : le petit train spécialement affrété par La Poste n’est pas pris d’assaut par la foule déchainée des philatélistes en manque … Curieux. En discutant avec le chauffeur (pardon : le machiniste), j’apprends que le Salon n’a apparemment pas fait recette cette année, et que les négociants en sont assez mécontents. Certaines journées dans la semaine auraient même été parait-il plus calmes que la plage du Conquet un soir de janvier …

Planete_TimbresArrivé devant les portes du Salon à 10 heures pétantes, je retrouve Daniel, mon ami timbré parisien, et là 2è surprise : pas de bousculade à l’ouverture des portes (d’habitude c’est un peu comme le 1er jour des soldes, enfin je suppose car moi, les soldes …). Eh bien qu’à cela ne tienne : allons au moins affronter la queue au stand Phil@poste ! Et là encore, quelle déception : en à peine 15 minutes nous accédions au guichet ; même pas le temps de se raconter les nouvelles depuis notre dernière rencontre : décidément tout se perd !
A noter que pour pallier au manque de visiteurs sur le Salon, Phil@poste propose en différé la vente des tous les produits du Salon en version oblitérée.

Planete_Timbres_Stand_PosteLes vendeurs de La Poste sont sympathiques et opérationnels malgré l’offre importante (pour ceux qui souhaitaient tout acheter il y avait quand même quelques 22 timbres, blocs, feuillets, souvenirs, collectors ou autres LISA pour plus de 220€ !). Nos achats effectués, ainsi que pour les copains qui n’ont pu se déplacer, direction l’oblitération d’où nous ressortons au bout de quelques minutes.

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Le Bloc doré « Grandes heures de l’Histoire, dédicacé par Louis Bouvier

Rencontre avec Pierre Bara, le graveur des timbres « Benjamin Rabier » et Louis Boursier, le créateur des « grandes heures de l’histoire » et du diptyque « Jean Jaurès », qui nous dédicacent avec plaisir nos achats, là encore sans bousculade ni file d’attente.

Puis nous déambulons sur les stands des négociants (Rennes était représenté avec La Poste du village et le bien connu Alain Reboulot accessoirement expert auprès de la Salle des Ventes). Souhaitant préparer quelques cartes maximum pour mon prochain voyage, j’avais repéré que la Polynésie et les USA devaient être présents. Or, que nenni ! Aucune trace de la Polynésie, seuls les TAAF représentaient les territoires d’outremer cette année. Et que dire des quelques 20 autres postes internationales annoncées : hormis la Chine et les 2 Corées (côte à côte, si si !), toutes les autres étaient simlement « représentées » … par 2 gros négociants français (si je vous dis Th….. Champ…. Vous voyez de qui je veux parler ?).

Surmontant cette (vraie) déception, nous partons pour une pause déjeuner bien méritée, et nous croisons deux sommités philapostéliennes : Michel Bablot l’aquitain, et notre Olivier régional qui rentre du Congrès de la FFAP.

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De retour au Salon, nous admirons les nombreuses présentations en compétition. Coup de chapeau à notre ami Franck Henri qui décroche le Grand Vermeil avec 88 points et Prix spécial du Jury pour ses « Vignettes et essais expérimentaux ».

Enfin, pour clôturer la journée, arrêt au stand Philapostel, où Jean Claude Bourret et ses consoeurs nous accueillent chaleureusement. Plusieurs dizaines d’adhésions ont été réalisées pendant le Salon, y compris de provinciaux (mais apparemment pas de bretons) : bravo aux collègues d’Ile de France ! Nous participons au petit concours qui est proposé : il s’agit de reconnaitre le pays d’origine de 12 timbres présentés (facile :- ) ) ainsi que leur cote en neuf (là j’avoue c’est un peu du pif 😦 ).

En repartant, nous nous arrêtons un instant sur « la place centrale » où nous entendons Gilles Livchitz, nouveau Directeur de Phil@poste, qui accueille la chanteuse Amel Bent (c’est vrai qu’on était venu pour cela et on allait la louper !) sous un tonnerre d’applaudissement ! Elle déclare : « en plus, c’est mon anniversaire ! » Et le galant directeur de s’empresser de lui remettre un beau bouquet printanier. Elle déclare à nouveau (je cite) « D’habitude je travaille toujours le jour de mon anniversaire, mais cette année j’ai dit non à un plateau télé : je vais au salon du timbre ! » : merci Amel !

Planete_Timbres_BentC’est donc le cœur rempli de joie que je quitte la Planète Timbres pour rejoindre la Gare Montparnasse. Joie de courte durée puisque j’apprends que le 18h08 est annulé et que j’arriverai 1 heure plus tard à Rennes, donc une heure plus tard à la fête de la musique… Une très belle journée cependant, à renouveler : rendez-vous en juin 2016 !

                                               Sylvain

Ah, j’allais oublier : sur le retour, un coup de téléphone de Philapostel Ile de France m’informait que j’étais le gagnant du jour du concours ! Je rectifie donc mes mots ci-dessus : la cote en neuf des timbres présentés était savamment calculée ! 🙂 Décidément : belle première journée d’été …

Vous avez lu le 200ème article de Philapostel Bretagne … Vous avez lu le 200ème art..

Et pour fêter cet évènement, je vous propose un petit concours pour gagner un lot symbolique de 50 timbres. Une seule question, mais je veux la réponse exacte :
quelle est la signification du logo de ce célèbre négociant philatélique ?

LogoYvertTellierIndiquez votre réponse (et votre nom) en laissant un commentaire à cet article !

Attention : ce concours est réservé aux adhérents de Philapostel Bretagne . Mais toute personne souhaitant participer peut devenir adhérent.

Un outil pratique pour les philatélistes

Ce convertisseur de monnaie est spécialement conçu pour les philatélistes afin de permettre les conversions entre anciens francs, nouveaux francs et euros. Il est notamment utile pour les valeurs faciales des timbres-poste qui évoluent selon les périodes et l’introduction de nouvelles monnaies.

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