Les billets en Francs français #16

Suite de la nouvelle saga exclusive de PHILAPOSTEL Bretagne sur les billets français libellés en francs. Merci à l’avance de vos commentaires, compléments d’information etc …

Les billets du XXè siècle

Nous arrivons désormais à l’aube de la deuxième Guerre mondiale, avec ses émissions spécifiques :

1939 : le 20 francs Travail et Sciences

Le 20 francs Travail et Science est un billet de banque français créé le 7 décembre 1939, émis à partir du 16 décembre 1940 par la Banque de France. Il fait suite au 20 francs Bayard.
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Histoire

Le projet initial devait célébrer deux activités essentielles : la Science et le Travail. Dans une deuxième version, c’est le Travail qui fut placé en avant, la Science étant reléguée en seconde place.

Ce billet fut émis jusqu’en décembre 1941 (daté 1942) puis remplacé par le 20 francs Pêcheur. Il a relativement peu circulé bien qu’imprimé à plus de 180 millions d’exemplaires.

Il cesse d’avoir cours légal le 1er janvier 1963 pour un tirage total de 188 400 000 d’exemplaires.

Description

Il a été peint dans des tons polychromes à dominante bleu par Clément Serveau et gravé par Ernest-Pierre Deloche.

Au recto, l’on peut voir à droite deux visages de face figurant les allégories du Travail et de la Science : un jeune ouvrier portant un marteau devant un homme plus âgé et barbu, le tout sur fond de feuilles de papiers empilées.

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Au verso, à gauche, dans un décor de laboratoire, un chercheur en blouse blanche est penché au-dessus de son microscope disposé sur une paillasse, tandis que par la fenêtre, l’on aperçoit un fleuve traversé par un pont métallique, baigné de péniches, et plus loin, des usines en activité. Le chercheur en blouse blanche est le portrait du docteur François Debat, membre de l’Institut, qui avait créé un laboratoire ultra-moderne à Garches, pour lequel Clément Serveau avait réalisé des fresques. Quant aux paysages ils évoqueraient les filatures de Ferdrupt-sur-la-Moselle (Vosges).

20_francs_Turin_1938Le filigrane blanc représente un visage de femme vue de face.

Les dimensions sont de 160 mm x 97 mm.

Remarque : Entre 1930 et 1940, il n’y a pas de billets de 20 francs en circulation : cependant, les pièces de 10 et 20 francs type Turin frappées en argent commençant à être thésaurisées à partir de 1937, l’Institut monétaire reçoit la demande d’un billet de 20 francs.

1939 : le 100 francs Sully

Le 100 francs Sully est un billet de banque français créé le 19 mai 1939, mis en circulation à partir du 13 août 1940 par la Banque de France à la place du 100 francs Luc Olivier Merson. Il a été remplacé par le 100 francs Descartes.

Historique

Ce billet appartient à la série des billets imprimés en taille douce et en quadrichromie, une technique toujours utilisée aujourd’hui, permettant d’obtenir du relief et des traits plus nets. Elle est inaugurée dès 1934 avec le 5000 francs Victoire avec une thématique visant à renforcer la cohésion nationale.

Il fut imprimé de mai 1939 à mars 1942 et retiré de la circulation ainsi que privé de son cours légal le 4 juin 1945 après un tirage de 767 400 000 exemplaires.

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Description

C’est le peintre Lucien Jonas qui exécute les dessins tandis que la gravure est signée Ernest-Pierre Deloche et le filigrane est d’Ernest Florian. Les tons dominants sont le marron clair et le gris.

Au recto, à gauche, un buste de femme couronnée de lauriers symbolisant la France, et à droite un enfant tenant un médaillon encadré de grappes de raisin. En fond, une vue aérienne de Paris centrée sur l’Île de la Cité.

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Au verso, à gauche, le buste de Sully représenté tenant un parchemin sur lequel est écrit en vieux français « Labourage et pastourage sont les deux mamelles de la France » devant un paysage évoquant des scènes de la vie paysanne. En arrière fond, le château de Sully-sur-Loire que le ministre d’Henri IV acheta en 1602.

Le filigrane représente un couple de tête, en premier Mercure puis Cérès, de profil. Ses dimensions sont de 178 mm x 90 mm.

 

1939 : le 500 francs La Paix

Le 500 francs La Paix (nom prédestiné ?) est un billet de banque en francs français créé par la Banque de France le 4 janvier 1940 et émis le 25 février 1941 pour succéder au 500 francs bleu et rose. Il sera remplacé par le 500 francs Chateaubriand.

Historique

Ce billet appartient à la série des billets imprimés en taille douce et en quadrichromie, une technique toujours utilisée aujourd’hui, permettant d’obtenir du relief et des traits plus nets. Elle est inaugurée dès 1934 avec le 5000 francs Victoire suivant une thématique générale visant à renforcer la cohésion nationale.

Le 500 francs bleu et rose existait depuis 1888, ce qui constitue un record en soi : le besoin d’un nouveau billet de 500 francs se faisait sentir depuis la fin de la guerre et un essai avait été lancé en 1921 suivant une thématique « sciences et philosophie », d’une belle facture, signée par le peintre Émile Friant mais qui ne vit jamais le jour. Un type définitif fut enfin voté en 1939, et le 500 francs La Paix fut créé… durant le conflit militaire avec l’Allemagne !

Le 500 francs La Paix fut imprimé de janvier 1940 à mars 1945 – soit pendant la durée de la Guerre ! -, puis retiré de la circulation et privé de son cours légal le 4 juin 1945. Il aura été émis à 205 800 000 exemplaires.

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Description

Ce billet est l’œuvre du peintre Sébastien Laurent et fut gravé par Georges Hourriez et Rita Dreyfus. Les tons sont polychromes, remarquablement équilibrés.

Au recto, à gauche, un buste de femme drapée d’une toge jaune et bleue, couronnée de feuilles de laurier et de chêne, tenant un rameau d’olivier à la main, symbolisant la Paix. La vignette est encadrée de feuilles de laurier à fleurs et d’olivier, de de chêne et des épis de blé. Surmontée par deux monogrammes de la Banque de France, au centre, une composition en bouquet de lauriers et de feuilles de chêne jaunes.

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Au verso, sur la droite, de profil, les bustes accolés d’un jeune homme tenant un outil sur l’épaule et d’une jeune femme avec des épis de blé et deux marguerites piqués dans ses cheveux, symbolisant l’Agriculture et la Jeunesse, le tout dans un encadrement de feuilles d’olivier et de chêne avec au centre, une composition formant une croix (on peut y voir une croix de Lorraine, mais le doute reste permis) dans laquelle s’inscrit le monogramme de la Banque.

Le filigrane blanc représente un profil de femme laurée (celui de la Paix) et le monogramme de la Banque de France. Les dimensions sont de 195 × 115 mm.

A suivre …

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